Le dernier bastion allemand
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Mi-juin 1940, les premières troupes allemandes entrent en Basse-Normandie.
Cet événement marque le début de quatre années d'occupation pour la région.
Les soldats qui foulent le sol bas-normand en cette mi-juin 1940 ont combattu depuis l'ouverture du front Ouest le 10 mai 1940, et cela souvent sans interruption. Ils sont physiquement fatigués ... mais ont un moral de vainqueurs.
Dimanche 10 Juin 1940 au Renouard ... avant la capitulation, alors que des troupes françaises sont toujours présentes (léger accrochage) ... repli, puis dès le lendemain et pendant 3 jours, passages de nombreuses unités allemandes en direction de la cote (témoignage vidéo de Serge Leblanc et Pierre Lopez). Elles passent par Barrou en Auge. (témoignage vidéo de Louis Massinot)
Des cavaliers autrichiens à Saint Gervais des Sablons.
Jeudi 25 octobre 1940 : Installation des Allemands au Renouard … Le drapeau hitlérien, avec sa croix gammée, flotte à la mairie. (Source : Courrier Mme Georges Deuley)
Ce qu'il faut savoir
Avant toute chose, il est important de noter que le chiffrage des troupes d'occupation allemandes en France fait l’objet de débats lourds d'implications :
Une étude publiée dans les Annales de Normandie, 55e année n°5, 2005. pp. 427-458, de Valentin Schneider nous a permis d'avoir des renseignements utiles :
« Les divisions allemandes en Basse-Normandie pendant l'Occupation : étude quantitative et qualitative (19 juin 1940 - 5 juin 1944)
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/annor_0003-4134_2005_num_55_5_1551
Elle évoque un calme relatif au niveau militaire entre le 19 juin 1940 - date de l'occupation de la ville de Cherbourg - et le 5 juin 1944 -jour de la veille du débarquement allié, une occupation allemande qui n'est pas homogène ni en nombre et en densité, ni dans la nature et la durée de présence des différentes troupes.
Si la cote a connu une activité importante, l'arrière pays était plus un lieu de villégiature, de repos et d'entrainement où fleurissaient les PC des différentes unités.
Seules 3 divisions restèrent sur place, en Normandie, pendant cette période.
Néanmoins, il est important de noter les variantes du mouvement des troupes en fonction de l'évolution de la guerre.
Quelques données chiffrées
A la base, une Division d’Infanterie compte entre 12 et 15.000 hommes (70 à 90 officiers – 2165 sous-officiers – 10 à 12.000 hommes) et près de 4.000 chevaux.
2 ou 3 régiments d’Infanterie (3 bataillons de 4 compagnies),
1 régiment d’Artillerie (3 bataillons de 4 batteries avec 4 canons de 76,2 ou 155 mm)
1 bataillon de DCA,
1 bataillon de Génie
1 bataillon de reconnaissance,
1 bataillon de ravitaillement.
Elle compte 650 canons, 76 mortiers, 24 canons d’infanterie, 31 canons anti-tank, 48 canons moyens.
Le transport était assuré par 615 véhicules à moteur et 1.450 hippomobiles.
Elle couvre un front de 30 à 50 kms de large sur une profondeur allant jusqu’à 30 kms.
Des 38 divisions d’infanterie qui se succédèrent en Normandie, 5 furent "statiques" (9 bataillons). Les 30 autres étaient formées de 6 bataillons avec un bataillon de reconnaissance montée à bicyclette.
Chaque panzer division comptait 15 à 20.000 hommes, 160 chars, 700 canons, 70 mortiers, 37 canons d’infanterie, 40 canons moyens, 33 canons anti-tanks et plus de 100 canons anti-aériens. Le nombre de véhicules par division était de 3.000 environ.
Les motivations expliquent les différences de comportement
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