Aout 1944 - Pays d'auge

Le dernier bastion allemand

 

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 Un devoir de mémoire

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Devoir de mémoire

 

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Commémorations et Devoir de Mémoire

Le devoir de mémoire est rattaché au souvenir du sacrifice involontaire de victimes. Il diffère des commémorations organisées par différents pays ou communautés pour rappeler et célébrer le sacrifice de leurs martyrs et de leurs héros.

Il désigne une volonté d'entretenir le souvenir des souffrances subies par certaines catégories de la population.

Il doit compléter toute amnistie, souvent nécessaire pour le retour à la paix, en imposant un certain pardon, pour éviter l'oubli.

Le devoir de mémoire a été reconnu officiellement dans certains cas, à travers des déclarations officielles et des textes de loi, à partir de la fin du XXe siècle.

L'objet du devoir de mémoire

Le devoir de mémoire consiste d'abord à reconnaître la réalité de l'état de victime.

Le devoir de mémoire est devenu un nouvel impératif catégorique des sociétés modernes

Limites du devoir de mémoire

Imposé à des générations nouvelles, qui n'ont pas été partie prenante dans les régimes politiques ou les phénomènes politico-sociaux ayant conduit à des crimes de masse, ce devoir peut provoquer chez celles-ci un rejet du fait de se sentir culpabilisées par le seul fait d'appartenir à une nation jugée responsable de ces crimes.

Une autre limite du devoir de mémoire vient de ce que les victimes ont des difficultés à parler de ce qu'elles ont vécu, sans pour autant que le traumatisme, non-dit ou profondément refoulé, puisse être réellement oublié.

Politiques et historiens face au devoir de mémoire

En France, le devoir de mémoire est récent, même s'il existe une longue tradition nationale de cérémonies du souvenir des martyres (qu'il s'agisse de saints ou de héros).

Il est apparu formellement au début des années 1990 ... La loi Gayssot a fait un délit de la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité. En 1993 le président Mitterrand a instauré une Journée nationale de commémoration des persécutions racistes et antisémites. Deux ans plus tard, le 16 juillet 1995, le président Chirac reconnaissait la responsabilité de l'État dans les persécutions anti-juives de la période 1940-1944. Jusqu'alors, le point de vue gaullien considérait que la France n'était pas responsable de ces actes, en déniant toute légitimité, légalité et représentativité au régime du maréchal Pétain, pourtant investi des pleins pouvoirs par l'Assemblée nationale, et seul reconnu, jusqu'en 1944, par la communauté internationale.

Par ailleurs, la loi Taubira du 21 mai 2001, la France a reconnu comme crimes contre l'humanité la traite négrière et l'esclavage.

L'injonction au devoir de mémoire exprime sans aucun doute l'inquiétude légitime de voir la mémoire submergée par l'oubli, néanmoins, philosophes et historiens marquent une grande réticence à intégrer ce concept, même appliqué à la mémoire du génocide.

Applications du devoir de mémoire

Le devoir de mémoire peut prendre la forme de déclarations officielles aussi bien que de textes de loi ou de traités internationaux.
Il peut aussi s'appliquer dans le cadre des programmes d'enseignement ou de recherche (notamment en histoire).
Enfin il s'exprime aussi sur le plan artistique (construction de mémorial, ouvrages littéraires).

Notre conception du devoir de mémoire

A ce jour, nous constatons que la bataille de Normandie se résume la plupart du temps, au débarquement. Toutes autres commémorations semblent considérées comme mineures.

Il est indéniable que le 6 juin 1944 doit rester le jour inoubliable où les forces alliées réussirent à s’implanter sur la cote normande en plusieurs endroits, bousculant les troupes allemandes et surprenant des états-majors aguerris.

Mais il ne faut pas oublier que les Allemands surent se ressaisir et contenir les troupes alliées jusqu’au début août : les combats notamment pour Cherbourg, pour Caen et pour Saint Lo en témoignent.

La percée d’Avranches des troupes américaines, leur incursion en Bretagne et leur revirement brutal vers l’est, puis à partir du Mans vers le sud de la Normandie avec l’idée de bloquer l’ennemi dans une poche, l’avancée des Polonais, les difficultés rencontrées par les Canadiens et les Ecossais méritent d’être aussi connues que le d-day, tout comme « les jours de la fermeture ».

L’ampleur du calendrier et du territoire concernés ne favorise pas la réalisation d’une simple commémoration. Ici et là, on voit des cérémonies commémoratives qui s’étiolent avec le temps, perdant leur valeur symbolique … et attractive.

Pour nous, la notion de Devoir de Mémoire n’est pas rattachée exclusivement au souvenir du sacrifice involontaire de victimes.

Le devoir de mémoire nécessite pour le pratiquer à titre individuel de répondre à des questions personnalisées … antinomiques avec les grandes messes du souvenir et autres commémorations solennelles.

Son développement est du au rapprochement franco-allemand dans le cadre de l’Europe, mais aussi à la disparition simultanée de nombreux poilus de 14-18 des deux cotés du Rhin. Les jeunes Européens, mais aussi de plus en plus de jeunes Américains et Canadiens, petits enfants des combattants sont devenus plus sensibles, plus curieux que leurs parents habitués à respecter le mutisme de leurs ainés.

Avec internet, ils ont le plus souvent, acquis des informations plus ou moins localisées. Certes quand ils viennent en visiteurs, ils sont contents de trouver un musée pour avoir une idée générale des données du secteur … mais il y mieux à faire

Un Devoir de Mémoire localisé

Voir l'exemple de Fel : Cartes détaillées et photos de l’époque complètent des textes destinés à expliquer les spécificités du lieu dans son contexte immédiat. Les unes et les autres surprennent et suscitent de nombreuses questions : le devoir de mémoire opère !

Pour finaliser cette approche, il serait souhaitable d’y ajouter une analyse détaillée localisant les troupes allemandes, les combattants et le cheminement des fugitifs pour permettre de répondre aux attentes des jeunes venus d’outre Rhin … touristes de plus en plus nombreux intéressés par la fin de la Bataille de Normandie tout autant, sinon plus que par le débarquement.

De même, il nous semble indispensable de présenter un rappel des victimes civiles pour permettre de ne pas les oublier.

A ce jour, nous constatons un intérêt grandissant pour l’ensemble des troupes alliées qui arrivèrent en France en août, Polonais, Français, Américains et Canadiens, et combattirent dans la Poche ... et donc un attrait accru de la Normandie de l’intérieur, du Sud Pays d’Auge.

Des lieux de mémoire

Cette expérience nous a permis de constater son intérêt concernant notamment l’accessibilité permanente de l’information à moindre coût. Elle a suscité certaines demandes qui méritent d’être étudiées … Plutôt que de les traiter dans le désordre, nous pensons nécessaire d’organiser ces lieux de mémoire en fonction des cibles de touristes visées.

Les centres d’informations

Des bornes interactives relai d’un site commun comportant des pages spécifiques à l’histoire de la ville, du bourg … avec éventuellement une facette commerciale pour communiquer sur les ressources touristiques locales. Cet apport pourrait être une aide au financement de l’ensemble.

A Trun, à Exmes, à Falaise, Vimoutiers, Gacé et Chambois, sans oublier Argentan … ils pourraient être très attractifs pour des cibles de touristes à définir précisément à qui seraient proposées des informations spécifiques avec en outre un abécedaire des unités combattantes, et, si possible, des morts et des disparus … militaires et civils.